Mettre en danse les arts culinaires
La Nouvelle République  27/06/2017
 « La danse et la cuisine ont de Les trois escales juillettistes nombreux points de Festiv'Arts communs.
Je ne suis pas la première à m'en rendre compte.
Les chorégraphes s'intéressent depuis longtemps à tout ce qui tourne autour de la table. " Tourne, tourne, valse et virevolte… "
Ces propos de Fabienne Dupuis peuvent surprendre, pourtant : les cuisines des restaurants ne nous évoquent-elles pas « naturellement » une sorte de ballet dans lequel interprètes en toque courent et s'esquivent avec une précision formidable ?
Plus largement, ne nous revient-il pas, dès qu'on le titille, quelque souvenir d'une grand- mère s'activant à son moulin à légumes, la gestuelle d'une mère goûtant sa sauce, les volte-face d'un oncle veillant une viande au four ?
N'est-ils pas aisé de les faire resurgir, ces corps qui « dansaient si bien » devant la chose en train de cuire, rissoler, mijoter ?
A la lisière de ces rituels universels, chacun reconnaîtra « une chorégraphie familière dans laquelle la danse n'avait plus qu'à puiser ». Voici les points communs auxquels Fabienne Dupuis faisait allusion.
On commence à mieux entrevoir cette er Les cinq danseuses de la Compagnie Kissipik : samedi 1 juillet, à l'abbaye de Déols. - (Photo dr) idée de « danse culinaire », mais un ingrédient manque : « Il y a quelque temps, je suis tombée sur les Miscellanées culinaires de Mr Schott, un livre qui compile recettes, anecdotes, textes d'auteurs… ouvrage où l'on apprend comment Hemingway préparait son Martini et pourquoi les asperges parfument l'urine.
Ça a été comme un déclic !
J'ai tout à coup compris comment j'allais m'y prendre…
"Sel d'humour et de poésie"
 Concrètement : au centre de la scène, une table.
Au-dessus, au-dessous et autour de celle-ci, les cinq danseuses de la Cie Kissipik incarnent les rituels du service et de la préparation, exacerbent tous ces gestes familiers sans oublier d'y ajouter quelque sel d'humour et de poésie.
De nombreux ustensiles sont conviés aux réjouissances (serviettes, cloches à plat…) tantôt utilisés pour ce qu'ils sont, tantôt détournés.
Quant aux costumes de Carole Chollet, ils puisent autant dans des références historiques que dans la fantaisie (teinte crème des tenues de cuisine, coupe des robes comme à l'époque de Marie de Médicis – je ne vous précise pas où est fiché le fameux cordon-bleu…).
Le projet ayant fait mouche auprès des programmateurs de l'abbaye de Noirlac, il fallait y associer un artiste indépendant : le chorégraphe Abderzak Houmi (de la sphère hip- hop) est entré dans la ronde et y a ajouté sa sauce… c'est prêt !
Jalonné d'extraits littéraires – un texte de Balzac sur le massepain (spécialité berrichonne) ou quelques recommandations sur l'art de servir par Georges Washington –, ce spectacle n'en demeure pas moins et avant tout un repas de corps et de gestes.
Une performance que tout le monde pourra goûter avec les yeux et le cœur, ce 1 juillet à 20 h, à Déols.

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Le Berry Républicain 13/11/2017

Lumineux tableaux de la Cie KISSIPIK

Depuis octobre 2013, la nouvelle compagnie Kissipik, comprenant neuf danseuses et un danseur, travaille collectivement autour de Fabienne Dupuy et du chorégraphe professionnel Christian Bourigault sur la Lumière et ce qu'elle inspire dans tous les domaines.

Hélas, Laure Sadois, blessée, n'a pu se produire avec ses amis à Saint- Georges-sur-Arnon, lundi soir.
Le spectacle comprenait onze tableaux, onze évocations de la Lumière, en musique ou dans le silence, une écriture de la danse qui offrait à observer le ressenti des danseurs, en solo, duos, trios ou collectivement.
Les regards exprimaient autant que les gestes et l'on pouvait, selon son ressenti, son émotion, son « Moi » profond apprécier la chorégraphie pour elle-même ou entrer dans le monde intérieur des danseurs. Tous ont dansé avec leur cœur et leur âme et donné beaucoup de profondeur au spectacle apprécié par un large public. À la fin de l'été, on retrouvera la compagnie en spectacle en différents endroits de la région, d'abord le 23 août à Valençay, puis les 13 et 14 septembre dans la cour privée des Minimes à Issoudun.

La Nouvelle République - vendredi 18 juillet 2014



La compagnie Kissipik dans la lumière.

La compagnie au travail, sous le regard de Christian Bourigault. 

Après les sept créations réalisées par la compagnie Kissipik, sous la direction artistique de Fabienne Dupuy, entre 2001 et 2012, la compagnie s'ouvre à un nouveau groupe d'ados et adultes. L'aventure collective nouvelle, dans laquelle sont engagés dix danseurs (1), évolue sous le regard du chorégraphe professionnel, Christian Bourigault.

« Nous avons cherché ce qu'inspire le mot lumière dans toutes les disciplines, explique Fabienne Dupuy, directrice artistique de la compagnie, qui danse et coordonne les idées. La difficulté est de caler nos idées dans l'espace et de les lier dans une chorégraphie ».
Laure Hervouet, une des danseuses, apprécie le travail : « C'est une co création, il y a un véritable échange ; le thème est très porteur. La lumière est autant intérieure qu'extérieure. Nous donnons à voir notre ressenti. Le chorégraphe aide à trancher, permet de nous recentrer et quand il revoit un mouvement, ses mots sont très justes »
La troupe a déjà travaillé une chorégraphie qui colle à la chanson de Dominique A, Rendez-nous la lumière. Une seconde sur les fleurs de tournesols qui tournent en suivant la lumière solaire. La troisième séquence est une étude de l'ombre : lumière sur un plan vertical en miroir sur l'ombre projetée en plan horizontal. La dernière idée est le rai de lumière, avec un travail sur la sensation de chaleur que la lumière apporte sur le corps.
Samedi, Christian Bourigault a creusé le travail chorégraphique accompli depuis le début de l'aventure. « Je sens la troupe motivée, concentrée, très impliquée et à mon écoute. » Le professionnel accompagne le collectif Kissipik « dans trois dimensions. Je mets en place un cours technique pour que le groupe se recentre, qu'il soit unifié corporellement et partage le même style de mouvements. Je fais aussi des propositions sur la thématique de la lumière et j'organise des ateliers de recherche sous forme d'improvisations et de compositions sur ce thème, riche et difficile. J'aide la petite troupe à transposer ses idées dans le domaine de l'écriture du corps et du mouvement. »
Samedi, il a apporté une excellente nouvelle : le spectacle de Kissipik sera intégré dans le Festival de danse ouverte de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), les 25 et 26 octobre.

(1) Fabienne Dupuy, Jihane Kaouk, Laure Hervouet, Laure Sadois, Colette Talmon, Karine Brusik, Lola Cendrier, Mathilde Fonbaustier, Laurine Bellhafsi et Sylvain Depée.

Cor. NR, Micheline Bougnoux








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… La chorégraphie de KISSIPIK libère la femme
La dernière création de la compagnie KISSIPIK, montée par Fabienne Dupuy, comptait trois danseuses, Julie Fleuret, Laure Sadois et Aline Nguyen-Thua et un comédien, Alexis Costanzo.
La femme du XX° siècle a fait un bond prodigieux dans ses progrès en matière de droits des femmes, alors qu'en sera le XXI° siècle ? La troupe a laissé libre cours à son imagination pour mettre en scène toutes les questions du quotidien autour de la femme, avec humour et émotion : les clichés véhiculés par la société comme le rapport aux chaussures, la ménagère, la mode, l’égalité, l’avortement, la séduction, l’instinct maternel.
Des drôles de dames.
Micheline Bougnoux - La Nouvelle République 21/09/09


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Femmes, femmes, femmes...

… Après Le Tourbillon de la vie l’année dernière, le thème de la sixième création de Kissipik est consacré aux femmes qui ont marqué le siècle.
« A travers ce siècle de la femme on abordera les droits, les lois… Tout ce qui se rapporte aux femmes. On évoquera les lois Veil sur l’avortement : on abordera les questions de la maternité. Il y aura des clins d’œil aussi. On a même des archives sur les droits de vote du 21 avril 1944. Il y aura des chorégraphies particulières pour ces différents thèmes et des textes lus, grâce à un gros travail en amont. L’objectif est aussi de donner une dimension pédagogique à une création artistique » indique Fabienne Dupuy.
Le premier décor sera des cabines de vote qui évolueront au fil du spectacle.
Cette chorégraphie est d’abord légère avant d’être un peu plus grave (combat des femmes, leur place dans le monde, le voile islamique…). Tout se termine sur des notes gaies et drôles, ainsi la lecture des extraits de la pièce Les Monologues du vagin. Il y aura même l’indémodable Pretty Woman en décor musical.
Bien des femmes seront à l’honneur. Des pionnières aux sportives, des femmes de lettres à celles des sciences. De Simone Veil à Florence Artaud, de Marie Curie à Françoise Sagan, toutes les femmes d’exception du siècle seront honorées à travers Elle(s).
Laurent Fortat - Le Berry Républicain 18/09/09

En avant, Marche !

CREATION                                                                                                           Les danseuses en marche.

C’était l’apothéose de l’été pour la compagnie KISSIPIK… La salle comble, les six jeunes danseuses avaient le tract pour cette représentation de En avant marche ! Mais les ballets se sont enchaînés avec beaucoup d’humour et de souplesse. On retiendra cette bonne idée du tremblé de genoux derrière les palissades ponctué par les rires des spectateurs. Une heure de plaisir avec des duos très expressifs, entre bouilles et rires crispés, turbans de midinettes, etc. Fabienne Dupuy, qui dirige la compagnie, est montée sur scène pour le salut traditionnel, ovationnée pour ce spectacle très original et dynamique. Des applaudissements qui récompensent un an de travail de la part de six jeunes danseuses et de la chorégraphe.                                                           Vanessa Pageot - Le Berry Républicain – 19/08/04

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ARTS ET SPECTACLES
Les danseuse en marche.
Il y avait beaucoup de monde à la Boite à Musique, mardi, pour admirer les six jeunes filles de la compagnie KISSIPIK, dans le cadre des soirées d’été "Côté cour, côté jardin".
Intitulé En avant marche !, l’interprétation de la jeune compagnie a séduit le public. Kissipik en est à sa quatrième création, travaillée en atelier de danse contemporaine sous la direction de Fabienne DUPUY, professeur de danse à l’école de danse de la MELI…
Les demoiselles ont joué avec le décor pour un ballet ne montrant que les jambes, ont joué les suffragettes accompagnées par un discours de Louise Weiss. L’interprétation de Nuit et brouillard de Jean Ferrat, a fait passer des frissons. Elles ont fait sourire, et même rire, sur d’autres musiques. Des musiques qui s’enchaînent parfaitement, des filles qui ont « assuré », des spectateurs enthousiastes. Une excellente soirée.
Jocelyne Ador - La Nouvelle République – 20/08/04

Zirkus parade